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Hack de Bybit : 600 millions de dollars de cryptos déjà blanchis !

16h00 ▪ 4 min de lecture ▪ par Evans S.
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La crypto vient de vivre son casse du siècle. Le 21 février, Bybit, l’un des géants des exchanges centralisés, s’est fait siphonner 1,4 milliard de dollars. Mais le véritable choc réside ailleurs : en une semaine, les hackers ont déjà blanchi 605 millions de dollars d’Ether. Du jamais-vu. Derrière cette prouesse, un acteur redouté : le groupe Lazarus, bras armé de la Corée du Nord. Un outil inattendu au cœur du scandale : THORChain, le protocole interchaînes pourtant adoré des degens.

Une machine transformant des jetons sales en cryptos propres.

THORChain, cheval de Troie malgré lui

THORChain n’a pas volé sa réputation. Avec ses échanges interchaînes sans KYC, le protocole incarne l’idéal décentralisé. Mais aujourd’hui, il étouffe sous les critiques. Les hackers de Bybit ont utilisé ses pools de liquidités pour disperser 270 000 ETH — soit 54 % du butin. Résultat : un volume record de 1 milliard de dollars en 48 heures, et une question brûlante. La privacy est-elle devenue l’ennemi public numéro 1 ?

Le protocole a pourtant tenté de réagir. Trois validateurs ont voté pour bloquer les transactions liées à Lazarus.

Trop tard, l’un des développeurs clés a jeté l’éponge. « Je ne contribuerai plus », a-t-il lâché sur X, dégoûté. Un départ symbolique, révélateur d’une fracture : peut-on concilier vie privée et lutte contre le crime organisé ? 

Pire, le fondateur John-Paul Thorbjornsen botte en touche. « Aucune adresse sanctionnée n’a interagi avec THORChain », clame-t-il. Un argument faible face à l’évidence : les hackers ont exploité la vitesse du protocole, plus rapide que les outils de détection. THORChain n’est pas coupable, mais complice par ingénuité. 

Corée du Nord vs. FBI : La guerre de l’ombre se joue en crypto

Le groupe Lazarus ne se cache même plus. Avec Bybit, Pyongyang signe son plus gros coup depuis le piratage de l’Agence spatiale sud-coréenne. Mais cette fois, l’enjeu est planétaire. Le FBI monte au créneau : « Coupez les ponts avec Lazarus ! ». Mission impossible ? Les transactions crypto, par nature transnationales, défient les frontières.  

La stratégie nord-coréenne est redoutable. En blanchissant via THORChain, Lazarus prouve sa maîtrise des failles techniques et psychologiques.

Qui soupçonnerait un protocole open-source de servir au blanchiment de l’argent d’un régime autoritaire ? Pourtant, les chiffres parlent : 605 millions $ évaporés en sept jours. Un record qui ridiculise les « solutions » anti-blanchiment traditionnelles.

Mais la vraie bombe est ailleurs. TCB, validateur de THORChain, menace de se retirer si le protocole ne bloque pas les flux nord-coréens. Un ultimatum qui résume le clash des cultures : la DeFi peut-elle survivre si elle doit obéir aux injonctions étatiques ? Le FBI exige une censure. Les puristes crient à l’hérésie. Entre-temps, les hackers rient malgré l’effondrement du bitcoin.

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Evans S.

Fasciné par le bitcoin depuis 2017, Evariste n'a cessé de se documenter sur le sujet. Si son premier intérêt s'est porté sur le trading, il essaie désormais activement d’appréhender toutes les avancées centrées sur les cryptomonnaies. En tant que rédacteur, il aspire à fournir en permanence un travail de haute qualité qui reflète l'état du secteur dans son ensemble.

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